Sirius, Stéphane Servant

Résumé express
Deux enfants, un monde en destruction, un seul but, un passé persistant. Avec un peu d'amour et de vie, le noir et le blanc deviennent gris.

Résumé officiel
Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever son petit frère, Kid. Réfugiés au coeur d'une forêt, ils se tiennent à l'écart des villes et de la folie des hommes... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Pourchassés, il leur faut maintenant survivre dans cet univers livré au chaos et à la sauvagerie. Mais sur leur chemin, une rencontre va tout bouleverser : Sirius

Mon avis

J'avais commencé ce livre il y a environ un mois, avant de partir en voyage de trois semaines. Je n'avais aucunement accroché au monde apocalyptique dans lequel il se déroulait. Il n'est donc pas étonnant que je l'ai oublié. Cependant, je l'ai retrouvé avant-hier, muni d'un marque page indiquant la page 40. C'est seulement trois jours après que j'ai tourné la 473ème page, suivie de la quatrième de couverture. 


Sirius, cet ouvrage, cette aventure, ce voyage, ce chef d'œuvre, changera à jamais ma vision de l'Homme, de la Nature et de la fin du monde. Nous sommes face à une vision strictement opposée au manichéisme. Dans ce périple n'y a ni bons, ni mauvais, il n'y a que l'Homme, dans sa beauté et sa laideur, il n'y a que des Hommes dépassés et désœuvrés. Car lorsque la fin frappe, seule la Nature sait conserver son humanité. Tout est petit à petit changé au cours de l'histoire, de la vision de ce monde apocalyptique au but en passant par le protagoniste. Si bien qu'après avoir fini ce livre, je suis restée allongée sur le sol de longues minutes, fixant mon plafond étoilé. Puis des larmes sont venues, puis un sourire. Je me suis ensuite levée pour me mettre à écrire, comme le Conteur. Mes yeux se sont posés sur la couverture et sa signification s'est dévoilée à mes yeux. À moi qui, en plein milieu de l'aventure, m'étais dit : "C'est dommage que la couverture ne représente rien de bien précis. J'aime bien lorsque les couvertures prennent leur sens pendant et après la lecture, alors qu'elle..." Et pourtant... je m'étais trompée sur toute la ligne. 


Thèmes
Survie, Aventure, Nature

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« Tu sais, Avril, je t'ai dit que les histoires étaient comme un bon bout de pain. Qu'elles pouvaient nous nourrir. Mais il arrive aussi que les mots s'entassent au fond de nous comme des pierres dans un sac. Ils nous entraînent vers le fond. Parfois, ça fait du bien de se délivrer de ce poids. » 

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